dimanche 12 juillet 2009

Ce que je ferais si j'en avais le courage, ou l'audace.


Qu'est-ce que je me serais évité de faire cette semaine si j'avais été moins lâche et moins bête? Question à laquelle il n'est finalement pas si difficile de répondre avec un peu d'honnêteté : penser à tous ces moments du quotidien, de l'agenda, qui sont chiants à mourir, qui ne vous avancent en rien, qui ne sont là que pour donner l'illusion de l'existence et remplir des journées qui fuient l'imprévu. Je pourrais donner une centaine de réponses à cette question, mais ça ne vous avancerait pas...

Question intéressante à condition qu'elle permette la semaine d'après de zapper ces moments et donc de se soulager un peu de ce fardeau, et de se donner alors l'impression de faire un pas de plus vers la liberté.

Mais la vraie question qu'il faudrait se poser ne concerne pas ce que l'on devrait retirer de ses journées, mais ce que l'on devrait en faire si on en avait le courage et l'audace. Et là, c'est tout de suite un peu plus difficile. Parce que commencer à y répondre c'est déjà remuer ses hontes, fouiller dans la grande cave des renoncements passés, titiller son orgueil, mesurer son propre courage à la toise de sa lâcheté, et se trouver au bord du précipice vertigineux de l'extension du domaine du possible, avec pour seul parachute quelques phantasmes inavoués et le trouillomètre à zéro.

Mais bon, maintenant que je me suis posée la question, il va falloir y répondre.

Pêle-mêle.

Dire à Gérard Filoche qu'il se trompe d'ennemi en tapant sur Peillon, et qu'il n'est pas le seul au PS ni même à gauche à défendre la retraite à 60 ans et la réduction du temps de travail. Mais que c'est peut-être sur la valeur "travail" qu'il devrait s'interroger aussi, avec tout le respect que j'ai pour lui. Bon, ça c'est fait.

Couper mon i-phone, et enfin finir l'écriture de mon roman.

Entraîner mon amoureux dans une sieste crapuleuse. Non. Déjà lui dire qu'il est mon amoureux, après on verra.

Monter chez la voisine du dessus, pour lui dire enfin qu'elle chante comme une casserole et qu'on en a marre avec S. qu'elle massacre Rose, et qu'il faut vraiment qu'elle arrête le karaoké.
En même temps, je n'aurai plus d'excuse valable pour écouter les Clash, Aretha Franklin ou les Têtes Raides à fond...

Ha. Faut voir...

mardi 26 mai 2009

"Encagez-les!" (petite surprise en cliquant sur le titre)...



Ordre lancé par le chef de la compagnie de CRS qui encadraient une trentaine de jeunes agriculteurs mercredi 20 mai 2009 devant le siège mondial de DANONE.
Matraques, boucliers et bombes lacrymogènes de la répression contre les cris de colère et de désespoir de jeunes éleveurs de vaches laitières, qui subissent de plein fouet la crise.Qui lancent des yaourts périmés sur la grille en fer forgé qui abritent les patrons d'une industrie agroalimentaire qui mettent la pression pour la baisse du prix du litre de lait.

Et la police républicaine qui sert une fois de plus les intérêts de la bourgeoise. Qui défend les possédants contre les travailleurs.
Discussion incroyable sur le trottoir d'en face : les costumes-cravates de Danone qui donnent des ordres à la compagnie de CRS.

Et moi, qui passe par là, par hasard... A qui ces images et ces slogans donnent une raison de plus de me révolter. Et de témoigner.

Buvez du lait! Et pensez à voter le 7 juin!

dimanche 3 mai 2009

DESOBEIR


Juste ça, parfois ça fait du bien. Un mot. De ceux qu'on aime, comme d'autres : palimpseste
s'enticher
baratiner
artiviste
bourru
cigare
guenilles
insurrection
...
parfois c'est juste pour le plaisir buccal,
parfois c'est une histoire,
ou encore un souvenir,
d'autres fois
plus rares
c'est une option
un choix.
Espoir à gauche Espoir à gauche Paris 20eme Café pédagogique